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L'HISTOIRE DU PASSE-LIVRE
DECEMBRE 2002:
Tout naît à Florence….
Tout
commence lorsqu’à Florence un fonctionnaire de la Mairie
de Florence, Luca Brogioni, envoyé par l’Adjoint à
la culture, Simon Siliani, entre en contact avec moi. L’idée
est de lancer en grande pompe à Florence le «bookcrossing»
et la librairie Leggere per doit, en quelques jours, réunir
3000 livres pour les «offrir» aux lecteurs florentins.
L’opération prendra le nom de «Scaffale del Libero Scambio». Le 17 décembre le «Scaffale del Libero Scambio» est inauguré par le Monsieur le Maire Leonardo Dominici et son adjoint, Mr Siliani, au cours d’une cérémonie à la fois simple et sympathique dans le Palazzo Vecchio, où réside la Mairie.
Le lendemain trois totems sont installés: l’un au marché Sant’Ambrogio, l’autre au marché San Lorenzo et le troisième dans la cour du Palazzo Vecchio.
On s’arrache les 3000 livres, les lecteurs sont enthousiastes et le site de la Mairie (scaffale@comune.firenze.it) est submergé d’e-mails.
JANVIER 2003:
Bienvenu au Passe-Livre!
Le succès du «Scaffale del Libero Scambio» nous encourage à nous lancer dans un projet ambitieux. Le 13 janvier je suis invité à une réunion avec différents fonctionnaires de la Mairie de Florence et de la Région Toscane: nous participerons au Salon du Livre à Paris avec un grand stand et différentes initiatives. Nous décidons de mettre tout particulièrement l’accent sur «Le Passe-Livre. Le cercle invisible des lecteurs» (ma suggestion est immédiatement approuvée) et la Mairie de Florence propose d’offrir 2000 livres italiens pour l’occasion. La librairie parisienne Leggere per 2 est chargée d’organiser l’opération.
FEVRIER 2003:
Les grands travaux commencent…
Un groupe de travail est formé, moitié à Paris et moitié à Florence où Luca Brogioni et son équipe s’activent tandis que le graphiste Fabio Chiantini donne forme à l’ensemble. A Paris, Gianna Franceschini et Florence Raut (qu’il ne faut pas oublier!) font office d’attachées de presse. Dans la librairie Leggere per 2 Pascale Chevassu traduit avec application et créativité quantité de textes italiens en français avant de s’occuper, deux mois plus tard, de la promotion médiatique.
MARS 2003:
Le Passe-Livre au Salon du Livre à Paris.
Les bruits d’une probable guerre précèdent l’ouverture du Salon et cette guerre ne plaît ni à Florence, ni à Paris. C’est pourquoi nous lançons dans les deux villes l’initiative «10.000 livres pour la paix. Zéro balle pour la guerre» qui invite les lecteurs florentins et parisiens à offrir au Passe-Livre un livre qui soit aussi un message de paix. Nous en recevons en quantité.
Le vendredi 21 mars le Passe-Livre est inauguré au Salon par Mr Siliani. C’est un grand moment d’implication émotionnelle et intellectuelle. Les participants sont nombreux: lecteurs, éditeurs, écrivains et officiels.
Gallimard, Christian Bourgois, Actes Sud, Alterédit, Sabine Wespieser, Métaillé et L’Inventaire nous offrent des livres et nous recevons le soutien de nombreux autres éditeurs. Des auteurs français mais aussi italiens nous offrent leurs propres livres. Parmi ceux-ci nous citons Maurizio Maggiani, Isabelle Miller, Ermanno Rea, Benito Merlino, Pino Cacucci et Domenico Starnone. Comme par magie, sans l’avoir décidé, nous avons vu apparaître des drapeaux de la paix aux couleurs de l’arc-en-ciel sur notre stand. Ceux-ci resteront exposés jusqu’à la fin du Salon. En trois jours seulement les 2000 livres se sont éparpillés dans la nature, les lecteurs se sont montrés curieux et enthousiastes. Beaucoup ont écrit des mots de remerciement sur un «livre d’or».
AVRIL 2003:
les média nous découvrent…
les deux remarquables attachées de presse réussissent à faire publier, tout juste à la fin du Salon, un article dans le Télérama. C’est le début d’un grand succès: articles dans Le Journal Du Dimanche, 20 Minutes, Zurban, Lire, reportages télévisés sur France 3, interviews à la radio sur France Inter, RTL, France Bleue. Pascale Chevassu (21 ans, étudiante, employée à temps partiel à la librairie Leggere per 2) fait face à l’assaut des média. Pascale révèle des dons insoupçonnés dans le domaine de la communication (mais peut-être étais-je le seul à ne pas m’en être aperçu!).
MAI 2003:
Le projet avance…
L’attention des média et, surtout, le fait que les lecteurs commencent à échanger des livres sur notre étagère nous conduit au projet ambitieux qui est celui de réinventer l’idée du Bookcrossing et de la faire correspondre davantage à notre nature méditerranéenne. C’est ainsi que nous créons le logo et les premières étiquettes (que nous changerons cinq fois!), que nous dessinons les personnages de Betta Letta et de Laurent Lisant et que nous étudions un prototype de totem. Nous commençons également à élaborer le site internet. Tous à Florence (Marcello le graphiste, Mattia le dessinateur, Claudiole designer, Aleandro, Duccio, Lorenzo et Nicola, les webmaster) travaillent bénévolement. Ils seront peut-être rémunérés un jour si nous trouvons les fonds. Le projet nous paraît réalisable.
JUIN 2003:
WWW.PASSE-LIVRE.COM
A la fin du mois de juin la première version du site est publiée. Réalisé «à l’économie» et à force de plusieurs tentatives et d’idées qui changent de jour en jour, le site n’est pas au point mais réussit tout de même à donner une première forme au projet.
JUILLET 2003:
Nous sommes frustrés…
nous sommes dans une période de pauvreté, mais le nombre des participants au Passe-Livre commence lentement à augmenter. Il nous vient l’idée un peu ingénue de demander une participation aux organismes qui devraient soutenir des initiatives sur le livre et la lecture; ainsi, nous nous adressons en France à Lire en Fête, au Centre National du Livre, à la Direction du livre et de la lecture, à la Fondation de la Poste, au Crédit Mutuel et à quelques organisations de libraires. Très aimablement, personne ne nous répond, excepté le CNL (d’où un fonctionnaire nous téléphone pour expliquer qu’il ne comprend pas en quoi il pourrait nous aider) et Lire en Fête qui nous consacre pas mal de temps (un grand merci!), nous demande d‘effectuer un dossier, le tamponne consciencieusement, pour ensuite ranger le tout dans un coin. Nous sommes frustrés et nous pensons ne jamais y arriver.
AOÛT 2003:
Les passeurs arrivent…
Au retour des vacances, le 25 août, nous nous connectons au site. Nous sommes stupéfaits par les centaines d’enregistrements et par le fait que chaque jour il y ait au moins 30 nouveaux passeurs. Nous découvrons que nous avons des inscrits au Canada, en Belgique, en Suisse et que le Passe-Livre a eu des échos dans les média en Finlande et au Japon. Nous recevons des e-mails très émouvants et, à distance, des rapports amicaux commencent à naître. Peut-être que le Cercle Invisible est en train de voir le jour et de grandir…Nous ne savons pas encore comment mais nous décidons de continuer…
SEPTEMBRE 2003:
Nos idées s’éclaircissent…
Les canadiens, les belges et les suisses entrent en force dans le Cercle, rendant toute relative notre première idée d’un site essentiellement français. Nous nous rendons compte que le site est vraiment inadapté. Nous sentons que derrière le jeu du Passe-Livre il y a quelque chose de plus que la simple circulation de livres en liberté. Nous essayons de penser différemment. Les premières demandes d’installations de totems arrivent de France et d’Italie. La Mairie de Florence et le IVème arrondissement de la ville de Paris mettent à l’étude un projet de «jumelage» autour de notre Passe-Livre. Nous faisons connaissance du délicieux trio d’Angers avec qui, au cours d’une soirée dans un gîte sur la Loire, autour d’un délicieux plat alsacien, nous concevons la nouvelle étiquette qui pourra aussi ouvrir le Passe-Livre à ceux qui n’utilisent pas Internet. Il nous semble possible d’aller de l’avant avec les idées moins embrouillées.
OCTOBRE 2003:
Retour de l’optimisme.
Même si le site n’est pas satisfaisant les passeurs continuent de s’inscrire et ceux de la première heure se montrent plus patients que nous aurions pu imaginer. Nous trouvons un peu d’argent grâce à la commande de totems. Le «jumelage» Florence-Marais est réalisé. Un projet d’installation de points du Passe-Livre voit le jour à Naples dans plusieurs hôpitaux. Nous redevenons optimistes et nous nous lançons. Le site est restructuré, petit à petit, et semble plaire. L’initiative «Le Passe-Livre dans le Marais» est un vrai succès. Nous recevons des demandes de Brest, Montpellier, Marseille… Espérons que ça marche…
NOVEMBRE 2003: Quelque chose se mijote…
Nous ne sommes encore qu’en octobre mais nous savons déjà qu’en novembre nous commencerons à rêver d’un journal du Passe-Livre, d’un endroit où les passeurs pourront se rencontrer s’ils le veulent, de nouvelles rubriques pour le site, de réponses aux habituels problèmes techniques et ainsi de suite….
DECEMBRE 2003:
Le premier totem de la seconde génération voit le jour.
Avec le trio d' Angers nous avons fait vite pour respecter la date du 15 décembre. Pour le soir du 19 le totem devait être monté à l'Autrement café et rempli des livres recueillis précédemment. Nous y sommes parvenus grâce à la rapidité de Claudio Chiarusi et de son entreprise StampainStampa qui produit matériellement nos totems à Florence. Nous savons que la soirée s'est très bien passée, avec la participation de plus de cinquante lecteurs. Suivent des jours de panique suite à la nouvelle, provenant d'Angers, que la structure du totem serait instable. Comment ferons-nous avec les huit totems à installer dans le Marais? Les fêtes de Noël ne facilitent pas la communication et nous sommes de plus en plus préoccupés. Nous faisons à Florence un test de "stabilité" et le totem semble solide comme un roc. La communication avec Angers reprend: le totem avait peut-être été seulement mal monté. Désormais il tient bien et tout le monde est content ! Ouff…
JANVIER 2004:
Le Passe-Livre entre en grande pompe dans la Ville Lumière.
Nous sommes le vendredi 30 janvier. C'est le grand jour des huit totems. Est-ce que tout fonctionnera? Le premier totem est inauguré dans la matinée par le maire Dominique Bertinotti au collège Couperin, entre jeunes intrigués et professeurs craignant la mise en circulation de livres "licencieux". A l'heure du déjeuner arrive de Florence le conseiller municipal Simone Siliani pour représenter, également à titre personnel, la participation de Florence à l'initiative. Dans l'après-midi inaugurations à l'Hôpital de l'Hôtel-Dieu et au bureau de poste de la rue Moussy. Enfin "soirée de gala"( c'est une plaisanterie!) dans les locaux de la mairie du IVème. Plus de cent lecteurs et lectrices particulièrement heureux. On peut noter la sympathique participation d'un groupe de bookcrossers qui ont tout fait pour faire remarquer les livres apportés et le fait qu'à l'intérieur de ceux-ci il y aient les étiquettes du bookcrossing et pas celles du Passe-Livre. A notre réponse , que nous ne participons pas, par principe, aux guerres de religions, et par conséquent que nous ne faisons pas de différence entre les étiquettes, il nous a semblé qu'ils se sont sentis un peu embarrassés.
FEVRIER 2004: Brest, Paris, Naples.
Ou vice versa. Voilà le voyage qui attend le Passe-Livre en mars et auquel nous avons travaillé ce mois-ci. A Brest pour la fin mars il y aura une première installation de totem: trois. Cela grâce à l'engagement du responsable de la bibliothèque Neptune. A Naples les totems seront quatre, dans l'hôpital de la Deuxième Polyclinique de la ville, au sein d'un plus grand projet d'"humanisation" des soins aux malades. La chose nous enorgueillit. A Paris il y aura un stand entièrement pour le Passe-Livre, grâce à la participation de la ville de Florence. Nous sommes en train de penser à quelque chose de sympathique… Restons en contact…
MARS 2004: Salon et nouvelles créations.
Le mois de mars passe entre nos petites habitudes et de nouveaux projets. Nos petites habitudes c’est désormais la présence de Passe-Livre au Salon du Livre de Paris. Celle-ci est assurée par la générosité de la Mairie de Florence qui, une fois de plus, met son propre stand à disposition du « Cercle invisible des lecteurs ». Notre idée continue à faire des prosélytes également parmi les lecteurs visiteurs du Salon. Pendant ce temps nous pensons à l’idée de faire naître une « petite sœur » à notre cher totem. En effet, nous ne savons pas encore si notre nouvelle créature verra le jour ni même ne connaissons sa forme définitive. Cependant nous en connaissons déjà son utilité. En attendant, jetez un coup d’œil aux deux projets que nous avons imaginés...
AVRIL 2004: La force des totems.
La
douceur du printemps ne rend pas paresseux nos chers totems, bien
au contraire, elle semble leur donner encore plus de force et d’efficacité.
Un grand applaudissement à Brest et à Naples, deux
villes maritimes, aux antipodes de par leur position géographique,
leur histoire, leur culture et leurs habitudes. Cependant, ce sont
deux villes qui ont en commun la passion pour le Passe-Livre et
l’adoption du système des totems. Voici quelques données.
A Brest, comme vous devriez le savoir, à la fin du mois de
mars, trois totems ont été inaugurés dans certaines
bibliothèques de la ville. Et bien après seulement
20 jours les inscrits au Passe-Livre à Brest sont passés
de 38 à 89 ! A Naples, dans les locaux de l’hôpital
du Policlinico II nous comptons déjà 40 passeurs.
Tout ceci pour dire combien les totems aident la croissance de notre
petit « Cercle ». Mais les totems ne suffisent pas,
il faut qu’ils aient derrière eux la passion et l’attention
de ceux qui les ont voulus. Alors : merci Laure et merci Alfredo
!
MAI 2004: Le mois des trains
En
Italie le mois de mai, c’est le « mois des roses ».
Pour nous, à Paris, c’est le mois des trains. Depuis
quelques mois, nous avons eu des contacts avec un possible partenaire
: la SNCF (en Italie, ce serait TrenItalia). Fait important : c’est
la SNCF qui a pris l’initiative de nous chercher. Après
de longues et fatigantes explorations avec les responsables du Partenariat,
dont nous tairons les noms par discrétion, nous découvrons
différentes choses. Il serait nécessaire d’avoir
un totem solide, en fer éventuellement, mais coûtant
moins cher que celui en carton. Il serait utile d’impliquer
le personnel de la SNCF, mais pas trop sinon il pourrait y avoir
des répercutions économiques. Ce serait beau d’installer
les totems dans les lieux de la SNCF, mais pas dans les gares, car
il y a trop de gens, ni dans les boutiques car il n’y a pas
assez de monde. Il faudrait impliquer les villes, mais pas les trop
petites, car les journalistes risquent de ne pas s’intéresser
à l’initiative (déchue la candidature d’Albi,
prête à participer). Il serait beau que des grandes
villes, comme Paris, Lyon, Marseille, soient disposées à
investir finances et personnel, mais sans apparaître de trop,
sinon l’image de la SNCF risquerait de n’être
plus suffisament en avant. Il aurait mieux valu, pour nous, se jeter
sous un train, un beau TGV par exemple, plutôt que d’engager
ces pourparlers ! Laissons tomber, avec l’élégance
qui nous distingue, si nous avons bien une élégance…
JUIN 2004: Un message de l’Outre-atlantique
Quelqu’un
a évoqué, à propos du Passe-Livre, l’image
d’un message jeté à mer dans une bouteille.
Incroyable : il nous est vraiment arrivé un message de la
mer. Pas à travers une bouteille, mais par poste électronique.
Ce message provient de Montréal, au Canada, et plus précisément
du Québec ; il est signé par une dame adorable à
la prose joyeuse et chaleureuse. Elle nous indique qu’au Québec
ils souhaiteraient adopter le Passe-Livre et qu’ils aimeraient
adapter au mieux un partenariat. Abattus après l’expérience
avec la SNCF et apeurés par l’Océan qui nous
sépare, nous pensons, de prime abord, ne pas poursuivre les
négociations. Mais la dame nous est très sympathique
et nous décidons d’aller de l’avant.
JUILLET 2004: Les Albigeois arrivent
Des
projets ambitieux nous sont parvenus du département du Tarn
avec pour porte-parole la ville d’Albi. On prévoit
l’implantation de différents totems à Albi et
dans les villes avoisinantes. Le projet prévoit six totems,
puis dix et à la fin un devis est effectué pour quinze
totems. Qui propose mieux ? En effet, Albi fut l’une des premières
villes de France, en septembre 2003, à s’impliquer
dans le Passe-Livre avec une importante communauté de passeurs.
Certains seront même les protagonistes d’un long reportage
qui passera en septembre sur France 3 dans l’émission
« J’ai pas sommeil ». Nous sommes plus qu’impatients
de voir ce documentaire.
AOUT 2004: Août, Passe-Livre je ne te connais pas…
Entre
la SNCF, le Québec, Albi, le Passe-Livre commence à
occuper tout notre temps. Comment faire quand un engagement devient
trop lourd ? Partir en vacances et ne plus y penser pendant un instant
? Nous choisissons la belle mer de Sardaigne pour nous reposer sur
les côtes de Bosa. Nous mangeons du poisson exquis et très
frais, en rencontrant de nombreux touristes français. Mais
aucun d’eux, heureusement, n’exhibe des signes du Passe-Livre.
Ouf ! Nous pouvons continuer à nous reposer.
SEPTEMBRE 2004: Pourquoi pas l’Italie?
Une
idée perfide commence à germer. Le Passe-Livre, pensé
en Italie, a eu un résultat, non négligeable, dans
les pays francophones. Pourquoi ne pas l’essayer sur le sol
de notre propre patrie ? Il nous semble qu’ils n’arrivent
pas de signes particulièrement significatifs des villes italiennes
qui ont soutenu l’initiative ou qui auraient dû la soutenir.
Dans certains lieux, l’initiative se détériore
même, trahissant presque les espoirs du début. Nous
décidons d’essayer quand même. Mais il est nécessaire
d’inventer quelque chose de plus par rapport à ce qu’est
le Passe-Livre aujourd’hui. Nous y réfléchissons…
OCTOBRE 2004: Un Passe-Livre radiophonique ?
Le
débarquement en Italie commence à se concrétiser
et nous avons peut-être trouver un idée qui permette
de faire progresser le Passe-Livre : nous allier avec une radio.
Nous parlons de notre projet à CONTRORADIO, qui est une radio
indépendante de Florence, écoutée dans toute
la Toscane et adhérente à un réseau de plusieurs
radios en Italie. Même si nous sommes une librairie et eux
une radio, nous avons plusieurs points communs : nous sommes tous
les deux actifs depuis presque trente ans, nous vivons dans la même
ville, nous avons créé, au fil du temps, nous avec
les livres, eux avec leurs émissions, une communauté
propre à chacun. De plus, nous nous sommes sympathiques.
Les pourparlers commencent. Nous sommes d’accord sur un point
: si quelque chose doit naître cela s’appellera: “LA
REPUBLIQUE DES LECTEURS”, en incluant le Passe-Livre.
NOVEMBRE 2004: Le paradoxe du Passe-Livre
Nos
ententes italiennes avec CONTRORADIO progressent. De même
de nouveaux interlocuteurs apparaissent. Le temps se réduit
toujours plus avec toutes les choses que nous avons à faire.
Nous nous voyons obligés de prendre une décision douloureuse:
fermer la librairie “Leggere per 2”. Nous vivons un
lacérant paradoxe: pour faire vivre et grandir le Passe-Livre,
nous devons faire mourir le lieu qui, en quelque sorte, l’a
fait naître et que beaucoup considérait comme son berceau
naturel. Nous nous concédons une grande fête de treize
jours, du 6 au 18 novembre, à laquelle participent de nombreux
amis lecteurs. Beaucoup sont sincèrement émus et nous
avec eux. Le samedi 20 novembre, “Leggere per 2” ferme
donc définitivement ses portes et le premier totem du Passe-Livre
rentre en Italie. Au revoir.
DECEMBRE 2004: Des livres sur les oeufs?
Pouvons-nous
penser nous échanger des livres sur les funiculaires ? Bien
sur que oui: c’est ce que les sympathiques étudiantes
de Grenoble ont imaginé, s’engageant à faire
de Grenoble une nouvelle ville du Passe-Livre. Nous étudions
le problème, l’organisation de l’installation
des totems, la recherche des ressources financières nécessaires.
Nous mobilisons notre talentueux Mattia, qui continue de produire
des dessins pour nous et de penser une belle image pour ce Passe-Livre
“neigeux”. Entre temps, les projets avec CONTRORADIO
se font toujours plus ambitieux.
JANVIER 2005: Nous rencontrons l’ARCI…
Dès
les premiers jours de la nouvelle année, nous sommes contactés
par la présidente de l’ARCI départementale de
Florence, pour ceux qui ne le savent pas, l’ARCI est une grande
structure qui fédère les associations les plus variées
(culturelles, sportives, musicales) à buts non lucratifs.
En Toscane, l’associationnisme est une réalité
politique et culturelle très importante, avec des centaines
de milliers d’inscrits, de nombreux sièges (où
l’on fait de tout: on discute, on danse, on projette des films,
on rencontre du monde, on va au bar, on y est solidaire) que l’on
nomme “Cercles” ou “Maisons du Peuple” et
que l’on retrouve implantés même dans les villages
les plus petits avec une histoire de plusieurs décennies.
La présidente est jeune, sympathique et très dynamique.
Elle a entendu parler du Passe-Livre et elle souhaiterait comprendre
comment cela pourrait devenir une initiative de l’ARCI. Nous
commençons les pourparlers.
FEVRIER 2005: Nouveautés de Montréal
Vous
rappelez-vous d’une sympathique dame (ou mademoiselle) canadienne
apparue dans notre historique du mois de juin de l’année
dernière ? Eh bien, la revoilà dans notre histoire.
Madame Fafard est la coordinatrice d’un consortium de libraires
du Québec impliqués dans les manifestations pour Montréal
Capitale Mondiale du Livre, nommée par l’UNESCO, d’avril
2005 à avril 2006. Les amis du Québec ont décidé
adopter le Passe-Livre en tant qu’acteur co-protagoniste de
cette fête des livres et des lecteurs. Nous en sommes flattés
et nous nous employons à faire tout notre possible, même
avec un océan qui nous sépare, pour que tout réussisse
au mieux. Pendant ce temps, chez nous, ici en Italie, nous avons
informé la Mairie de Florence de nos projets. Nous vous rappelons
que cette aventure est partie de Florence et avec l’aide de
Florence. Nos idées semblent être bien acceptées
et nous attendons des réponses.
MARS 2005: Les Albigeois reviennent
Il
semble que ce soit le moment des retours. Vous souvenez-vous d’Albi,
dont nous avions parlé durant le chaux et lointain mois de
juillet 2004 ? Finalement, même avec un nombre inférieur
d’installations de totem, l’opération Passe-Livre
se fera bien. Et elle se fera de manière joyeusement gourmande
que nous en avons déjà l’eau à la bouche
! Le responsable de la médiathèque a passé
un accord avec un célèbre pâtissier de la ville
et l’on parle du lancement du Passe-Livre pour le mois du
juin, et il se déroulera sous le signe de l’échange.
Les passeurs déposeront un livre sur le totem et repartiront
avec une “douceur” créée à l’occasion
par le pâtissier. Nous vous tiendrons au courant pour plus
de détails. Entre temps, à Florence, notre projet
d’une “REPUBLIQUE DES LECTEURS” avec CONTRORADIO
prend de plus en plus forme. Nous devrions créer un nouveau
site et nous devrions inventer une nouvelle émission de radio
pour mai 2005. Pour l’instant, la Mairie de Florence nous
envoie des signes d’encouragement.
AVRIL 2005: Grenoble est en piste
Le
Passe-Livre grenoblois est parti. Les trois totems sont inaugurés
en ville durant le “Printemps des livres” du 8 au 10
avril. Ils sont remplis de livres récoltés, durant
les mois précédents, par le travail efficace de l’Association
Mac Bet. Bravo ! Le Passe-Livre à Grenoble démarre
décidément avec les meilleurs augures. Nous ne savons
pas encore s’il y aura des livres libérés en
haut des funiculaires. Nous verrons bien. Nous continuons à
fantasmer sur nos nouveaux projets, toujours avec l’encouragement
de la Mairie de Florence. Les amis du Québec font apparaître
le mot Passe-Livre sur le site www.montrealcapitaledulivre.com.
En attendant, nous avons fait pâle figure : il n’y a
pas de castors au Québec. Qui l’aurait cru ?
MAI 2005: Montréal démarre
A
la fin du mois, Montréal déploie toutes ses forces
pour lancer le Passe-Livre: rencontres avec la presse, mobilisation
des librairies, implication des auteurs. L’accueil est immédiatement
positif et en peu de temps les inscriptions au Québec dépassent
les 700 unités. En moins d’un mois, plus de 300 livres
ont été libérés. A Florence, la République
des Lecteurs est lancée. La première émission
radiophonique a lieu le vendredi 20 mai et le site www.larepubblicadeilettori.it
est opérationnel le lendemain. Les premières adhésions
arrivent tout de suite…
JUIN 2005: Albi repart
Albi,
l’une des premières villes à avoir suivi le
Passe-Livre, se jette définitivement dans la mêlée.
Au début du mois de juin, au sein de la pâtisserie
Belin, le premier totem albigeois est inauguré. L’Assesseur
à la Culture de la ville, Monsieur Dominique Billet, présente
cette initiative aux micros de notre émission florentine.
Il invite les passeurs français à rencontrer les lecteurs
toscans. Quel beau message ! A la fin du mois, entre Albi et ses
environs, ce sont plus de 200 inscriptions enregistrées.
Les livres libérés sont au nombre de 700. La puissance
des pâtisseries !
JUILLET 2005: Le Passe-Livre se consolide
Les villes qui ont inauguré en 2005 des emplacements du Passe-Livre
affichent toutes des chiffres favorables. À Grenoble plus
de 500 livre libérés, tandis que les inscriptions
dépassent les 150. À Albi plus de 700 livres en circulation
et plus de 150 adeptes. Mais la part du lion c’est le Québec
qui se la taille avec plus de 1 000 livres en liberté. Tandis
que les lectrices et les lecteurs canadiens qui adhèrent
au Passe-Livre sont déjà plus de mille. Les média
continuent d’écrire sur nous et grâce à
un article du magazine “Réponse à tout”
le Passe-Livre est découvert en Martinique.
AOÛT 2005: Le Passe-Livre part en vacances
En août, le Passe-Livre, au moins en ce qui concerne ses concepteurs,
part en vacances pour mieux se projeter dans l’avenir. D’abord
l’iode marin, puis le calme des lacs et pour finir les mousses
des montagnes stimulent de nouvelles choses. Que l’on fera
au retour… Et justement à la fin du mois, sur “La
Rivisteria” - revue culte en Italie pour qui s’occupe
de livres - paraît un long article de trois pages, qui narre
nos aventures. La chose éveille donc la curiosité.
SEPTEMBRE 2005: Le Passe-Livre revient en Italie
Les projets vacanciers d’août deviennent concrets. Le
célèbre local florentin BZF rouvre ses portes avec
une nouvelle gestion. La librairie “Leggere per” se
voit impliquée dans le programme culturel. Le Passe-Livre
sera le premier chapitre de cette nouvelle histoire. En octobre,
quand le nouveau BZF de Benedetta Vitali renaîtra à
une nouvelle vie, les totems du Passe-Livre seront déjà
en place. D’Angers nous arrive l’écho de l’installation
d’un deuxième totem, vu le succès que le fameux
trio a remporté. Du Canada nous parviennent des nouvelles
d’une utilisation “politique” du Passe-Livre.
Christine Hernandez, candidate à la mairie dans la petite
ville d’Outremont, avec un programme “citadin et progressiste”,
décide de se faire de la publicité avec une initiative
Passe-Livre. Et libère en ville, en faisant du porte-à-porte,
150 livres, grâce à notre site… Bonne chance
pour l’élection.
OCTOBRE 2005: On repart de Florence
Au Québec, le Passe-Livre se diffuse toujours davantage et
chaque jour il y a de nouvelles inscriptions de «passeurs»
et de «passeuses», et grand nombre de livres sont rendus
disponibles. A Florence, nous travaillons pour relancer le Passe-Livre
italien. L’occasion cueillie a été la réouverture
d’un local du vieux centre, célèbre pour le
social et le culturel: BZF.L’inauguration de BZF est en meme
temps la découverte pour nombre de lecteurs et lectrices
florentins de la façon dont une idée née en
2002 a évolué dans l’expérience française
et francophone. En un seul jour, le 12 octobre, nous recueillons
presque 400 livres et 200 nouvelles adhésions. Grace à
BZF.
NOVEMBRE 2005: Encore de nouveaux lieux.
De nouveaux lieux apparaissent sur la scène du Passe-Livre.
Du Val-De-Marne nous parvient la requete d’étudier
un projet d’installation élaborée de totems
pour les communes de l’agglomération. Les travaux à
ce propos commenceront en début d’année prochaine.
Plus proche en revanche sera l’adoption du Passe-Livre de
la part de San Casciano Val di Pesa. Pour qui ne connaitrait pas
ce délicieux village du Chianti, disons que c’est l’endroit
idéal pour les livres et pour sociabiliser. Les habitants
forment une vraie communauté et, depuis toujours, avec l’activité
variée de la Bibliothèque Communale, dirigée
par Cecilia Bordone, les livres font partie du quotidien. San Casciano
Val di Pesa est à deux pas de Florence et du fameux «Albergaccio»,
ou Niccolò Machiavelli écrivit Le Prince. Pouvait-on
trouver lieu plus digne pour le Passe-livre?
DECEMBRE 2005: Un arbre et un toast pour le Passe-Livre
L’arbre en question est celui en bois rempli de livres donnés
par les « passeurs» et les «passeuses» pour
se prépparer à la grande fete de lancement du Passe-Livres
dans le pays. Le rendez-vous festif est pour le samedi 21 janvier
à partir de 18 heures dans la Salle des Conférences
de la Bibliothèque . Si vous passez par là, arretez-vous.
Le toast, en revanche, sera porté à BZF le jeudi 29
décembre, pour saluer l’année finissante et
l’année commençante, et lancer l’Apéro
Passe-Livre, dont nous parlerons. Nous vous invitons dans ce cas
à vous joindre à nous, car nous avons déjà
bu tout le mousseux. Bon 2006.
JANVIER 2006: Passe-Livre et Tombola
Le Passe-Livre réouvre, comme nous l’avions annoncé
à la fin de l’année dernière, dans la
belle petite ville de San Casciano Val di Pesa, à quelques
kilomètres de Florence et immergée déjà
dans le vert Chianti. Samedi 21 janvier la soirée d’inauguration
a connu un grand succés. Presque deux cent personnes présentes,
plus de cents livres libérés et autant d’iscriptions.
J’adresse mes remerciements au grand travail de préparation
qu’ont réalisé les bibliothécaires passionnées
et aux efforts de l’Assesseur à la Culture, Veronica
Cei, qui a fait en sorte que nous trouvions tout ce dont nous avions
besoin. Dans la Bibliothèque, des livres se sont joyeusement
libérés, on y a mangé et bu, on y a joué
à une tombola particulière, inventée pour l’occasion,
dénomée “Tombola Littéraire“. Antonio
Petrocelli , acteur de nombreux films du bon cinéma italien,
nous a fournit son aide durant le jeu. Nous avons également
eu le plaisir de recevoir la présence très appréciée
de Monsieur Bernard Claude Micaud, Consul de France et Directeur
de l’Institut Français à Florence. Pendant ce
temps, et indépendamment de San Casciano, il nous est venue
une idée malveillante. Celle d’organiser un Passe-Livre
pour Silvio Berlusconi. Mais nous en reparlerons en Février.
FEVRIER 2006: Passe-Livre et Berlusconi
Le mois de Février voit en Italie, Le Passe-Livre se mettre
au service de la politique. “Leggere per“ outre à
la création de ce système, a fondé avec Controradio,
radio indépendante de Florence, la communauté des
lecteurs la “République des lecteurs“. Eh bien,
la république des lecteurs lance, en partant justement de
Florence, un grand défit de politique et de librairie au
Chevalier Silvio Berlusconi. Cette campagne électorale durera
de fin février jusqu’au dimanche 9 Avril, quant en
Italie on ira voter pour renouveler le parlement. Pendant ce temps,
politique mise à part, le Passe- Livre jouit d’une
excellente santé. En mars auront lieu les inaugurations de
4 lieux permanents pour notre “Cercle Invisible des lecteurs“.
En France Rosny –sous-bois devient une ville du Passe-Livre.
A Florence il y aura des installations permanentes avec le totem
et tout l’équipement nécessaire à l’Institut
de Culture Française, au célèbre et historique
Théâtre de la Pergola, à la Stazione di Confine
( un des lieux associatifs les plus actif de la ville). Mais pour
l’instant, faisons notre propagande politique.
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LA STORIA DEL PASSE-LIVRE
DICEMBRE 2002: Tutto nasce a Firenze..
Tutto comincia quando a Firenze un funzionario del Comune di Firenze, Luca Brogioni, incaricato dall’Assessore alla Cultura, Simone Siliani, mi contatta. L’idea è di lanciare a Firenze in grande stile il bookcrossing. La libreria Leggere per deve, in pochi giorni, garantire il reperimento di 3.000 libri da «regalare» ai lettori fiorentini.
Tutta l’operazione si chiamerà «Scaffale del Libero Scambio». Il 17 dicembre lo “Scaffale del libero scambio” viene inaugurato con una bella e informale cerimonia a Palazzo Vecchio dal Sindaco Leonardo Dominici e dall’Assessore Siliani.
Il giorno dopo sono attivi tre totems, uno nel mercato di Sant’Ambrogio, uno nel mercato di San Lorenzo, uno nel cortile di Palazzo Vecchio, sede del Comune.
I 3.000 libri vanno a ruba, i lettori sono entusiasti e sommergono di mail il sito del Comune (scaffale@comune.firenze.it).
GENNAIO 2003: Benvenuto Passe-Livre !
Il successo dello “Scaffale del Libero Scambio” induce a progetti ambiziosi. Il 13 gennaio sono convocato a una riunione con funzionari del Comune di Firenze e della Regione Toscana.
Si decide di partecipare al Salon du Livre con un grand stand e varie iniziative. Quella su cui puntiamo decisamente è il “Passe-Livre. Il circolo invisibile dei lettori” (il mio suggerimento è stato subito accettato), dove il Comune di Firenze decide di regalare 2.000 libri italiani. La libreria parigina Leggere per 2 ha l’incarico di organizzare e gestire l’operazione.
FEBBRAIO 2003: Fervono i lavori..
Si forma una squadra operativa, mezza a Firenze e mezza a Parigi. Per il Comune si impegna Luca Brogioni e il suo staff e il grafico Fabio Chiantini dà forma al tutto. A Parigi nasce un micro ufficio stampa composto da Gianna Franceschini e Florence Raut (non perdiamole di vista). Nella libreria Leggere per 2 Pascale Chevassu traduce creativamente e diligentemente strambi testi italiani in francese. Fra due mesi entrerà prepotentemente sulla scena mediatica.
MARZO 2003: Il Passe-Livre al Salon du Livre a Parigi.
I giorni che precedono l’apertura del Salon sono turbati da venti di guerra, una guerra che non piace tanto a Firenze quanto a Parigi. Lanciamo nelle due città l’iniziativa “10.000 libri per la pace. Neanche una pallottola per la guerra”, invitando i lettori fiorentini e parigini a regalare all’iniziativa del Passe-Livre un libro che sia anche un messaggio di pace. I libri arrivano numerosi.
Venerdì 21 marzo il Passe-Livre viene inaugurato al Salon da Siliani. E’ un bel momento di coinvolgimento emotivo e intellettuale. Partecipano in tanti: lettori, editori, scrittori, amministratori.
Ci regalano dei libri Gallimard, Christian Bourgois, Actes Sud, Alteredit, Sabine Wespieser, Métailié, L’Inventaire e abbiamo l’adesione di tante case editrici. Autori italiani e francesi portano un libro in dono. Ricordiamo Maurizio Maggiani, Isabelle Miller, Ermanno Rea, Benito Merlino, Pino Cacucci, Domenico Starnone. Lettori francesi e italiani aderiscono generosamente. Senza che nessuno l’abbia decida nel nostro stand compaiono le bandiere arcobaleno della pace. Resteranno esposte fino alla fine del Salon.
In tre giorni i 2.000 libri finiscono, i lettori sono incuriositi e entusiasti. Molti lasciano frasi di ringraziamento su un livre d’or.
APRILE 2003: I media ci scoprono..
Le due gentildonne dell’ufficio stampa riescono a far pubblicare, giusto all’ultimo giorno del Salon, un articolo sul Passe-Livre da Télérama. E’ saltato il tappo. Seguono in tempo articoli su Le Journal du Dimanche, 20 Minutes, Zurban, Lire, servizi televisivi su France3, interviste radiofoniche su France Inter, RTL, Radio Bleue. Fronteggia l’assalto dei media Pascale Chevassu (21 anni, studentessa universitaria, impiegata part-time in libreria da Leggere per 2). Pascale rivela insospettate doti di comunicatrice (ma forse era solo il sottoscritto a non essersene accorto !).
MAGGIO 2003: Il progetto avanza..
L’attenzione dei media e, soprattutto, il fatto che lettrici e lettori comincino a scambiare sul nostro scaffale libri ci induce al progetto ambizioso di reinventare l’idea del bookcrossing e renderla più rispondente alla nostra natura mediterranea. Creiamo il logo e le prime etichette (le cambieremo cinque volte !), disegniamo i personaggi di Betta Letta e Laurent Lisant, studiamo un prototipo di totem. Cominciamo a lavorare al sito. A Firenze tutti (Marcello come grafico, Mattia come disegnatore, Claudio come progettista, Aleandro, Duccio, Lorenzo e Nicola come webmaster) lavorano gratis. Saranno poi pagati se troviamo soldi. Il progetto sembra realizzabile.
GIUGNO 2003: WWW.PASSE-LIVRE.COM
A fine giugno la prima versione del sito è pubblicata. Realizzato in economia e andando avanti a tentativi, con idee che cambiano ogni giorno, il sito è pieno di buchi, ma riesce a dare una prima forma al progetto.
LUGLIO 2003: Siamo frustrati..
Siamo in stato di perenne povertà, ma i partecipanti al Passe-Livre, lentamente, cominciano a crescere. Pensiamo, ingenuamente, di chiedere una partecipazione a organismi che dovrebbero favorire iniziative sul libro e la lettura. Ci rivolgiamo in Francia a: Lire en Fete, Centre National du Livre, Direction du livre et de la lecture, Fondation de la Poste, Credit Mutuel e alcune organizzazioni di librai. Gentilmente nessuno ci risponde. Fanno eccezione il CNL, dove un funzionario ci telefona per spiegare che non capisce come potrebbe aiutarci e Lire en Fête che ci dedica abbastanza tempo (grazie davvero), ci chiede di produrre un dossier, lo timbra debitamente, per poi accantonare il tutto. Siamo frustrati: pensiamo proprio di non farcela.
AGOSTO 2003: Arrivano i passatori..
Al ritorno dalle vacanze, il 25 agosto, ci connettiamo al sito. Siamo stupefatti dalle centinaia di registrazioni e dal fatto che ogni giorno ci siano almeno 30 nuovi passatori. Scopriamo di avere iscritti in Canada, Belgio, Svizzera e che il Passe-Livre ha avuto echi nei media in Finlandia e Giappone. Riceviamo dei mail molto belli e, a distanza, cominciano a nascere rapporti di quasi amicizia. Forse sta nascendo e crescendo quel Circolo invisibile.. Non sappiamo come, ma decidiamo di continuare..
SETTEMBRE 2003: Le idee si chiariscono..
Canadesi, belgi e svizzeri entrano prepotentemente sulla scena, rendendo parziale la nostra idea di partenza di un sito sostanzialmente francese. Ci rendiamo conto che il sito è davvero inadeguato. Percepiamo che sotto il gioco del Passe-Livre c’è qualcosa in più che la semplice libertaria circolazione di libri. Proviamo a pensare differentemente. Arrivano le prime richieste di installazione di totem dalla Francia e dall’Italia. Il Comune di Firenze e il IV arrondissement di Parigi studiano di “gemellarsi” sul nostro Passe-Livre. Conosciamo il delizioso terzetto di Angers con cui una sera in una “gite” sulla Loira, davanti a un buonissimo piatto alsaziano, concepiamo la nuova etichetta che potrebbe aprire il Passe-Livre anche a chi non frequenta Internet. Con meno confusione nella testa ci sembra possibile andare avanti.
OTTOBRE 2003: Rifiorisce l’ottimismo
Nonostante il sito sia insoddisfacente i passatori continuano a iscriversi e quelli della prima ora dimostrano più pazienza di quanto potessimo immaginarci. Troviamo un po’ di soldi con le prenotazioni dei totems. Il gemellaggio Firenze-Marais si fa. Nasce un progetto di installazione di punti Passe-Livre in alcuni ospedali a Napoli. Ritorniamo ottimisti e ci lanciamo. Il sito si ristruttura, sia pure un po’ per volta, e sembra piacere. L’iniziativa “Le Passe-Livre dans le Marais” è davvero un successo. Abbiamo richieste da Brest, Montpellier, Marsiglia.. Speriamo bene.
NOVEMBRE 2003: Qualcosa bolle in pentola…
E’ ancora Ottobre ma già pensiamo che a Novembre fantasticheremo su un giornale del Passe-Livre, su un luogo dove i passatori possano se vogliono incontrarsi, su nuove rubriche del sito, su efficaci risposte ai soliti problemi tecnici e via e via e via..
DICEMBRE 2003:
Il primo totem della seconda generazione vede la luce.
Abbiamo fatto le corse per rispettare la data del 15 dicembre con il trio di Angers. Per la sera del 19 il totem doveva essere montato all’Autrement Café e riempito dei libri raccolti precedentemente. Ci siamo riusciti grazie alla velocità di Claudio Chiarusi e della sua ditta StampainStampa che a Firenze produce materialmente i nostri totem. Sappiamo che la serata é andata benissimo, con più di cinquanta lettori a partecipare. Seguono giorni di panico alla notizia, proveniente da Angers, che la struttura del totem sarebbe instabile. Come faremo con gli otto totem da mettere nel Marais ? Le feste natalizie non aiutano la comunicazione e siamo sempre più preoccupati. Facciamo a Firenze una prova di « stabilità » e il totem sembra una roccia. Si riaprono le comunicazioni con Angers : il totem era stato solo montato, forse, male. Ora tiene bene e tutto il mondo é contento ! Fiiuuu…
GENNAIO 2004:
Il Passe-Livre entra in pompa magna nella Ville Lumière.
Siamo a venerdí 30 gennaio. É il grande giorno degli otto totem. Funzionerà tutto ? La mattina viene inaugurato dal sindaco Dominique Bertinotti il primo totem al Collège Couperin, fra giovani incuriositi e professori preoccupati che non circolino libri « licenziosi ». A pranzo arriva da Firenze l’Assessore Simone Siliani per rappresentare, anche personalmente, la partecipazione di Firenze all’inniziativa. Nel pomeriggio inaugurazioni all’Ospedale dell’Hotel-Dieu e all’ufficio delle poste in rue Moussy. Infine «serata di gala» (stiamo scherzando !) nei locali della Mairie del IV. Sono presenti più di cento lettrici e lettori, particolamente allegri. Si segnala la simpatica partecipazione di un gruppo di bookcrossers che hanno fatto di tutto per far notare i libri portati e il fatto che all’interno degli stessi ci fossero le etichette del bookcrossing e non quelle del Passe-Livre. Alla nostra risposta che siccome non partecipiamo, per principio, alle guerre di religione e che quindi non facciamo distinzioni di etichetta ci é sembrato fossero rimasti un po’ male.
FEBBRAIO 2004: Brest, Parigi, Napoli.
O viceversa. Ecco il viaggio che attende il Passe-Livre a marzo e al quale abbiamo lavorato questo mese. A Brest per fine marzo ci sarà una prima installazione di totem : tre. Questo grazie all’impegno dei responsabili della Biblioteca Neptune. A Napoli i totem saranno quattro, nell’Ospedale del II Policlinico della città, all’interno di una più grande progetto di «umanizzazione» della cura al malato. La cosa ci inorgoglisce. A Parigi ci sarà uno stand tutto per il Passe-Livre, grazie alla partecipazione della città di Firenze. Stiamo pensando a qualcosa di simpatico.. Teniamoci in contatto…
MARZO 2004: Salon e nuove creature.
Il mese di Marzo passa fra abitudini e nuovi progetti. L’abitudine è ormai la presenza del Passe-Livre al Salon du Livre a Parigi. La presenza del Passe-Livre è assicurata dalla generosità del Comune di Firenze che, ancora per una volta, mette il proprio stand a disposizione del “Circolo Invisibile dei Lettori”. La nostra idea continua a fare proseliti anche fra i lettori che frequentano il Salon. Intanto accarezziamo l’idea di dare una “sorellina” al caro totem. In effetti non sappiamo se la nuova creatura vedrà mai la luce né come sarà sicuramente. Però sappiamo a cosa serve. Intanto guardatevi i due progetti che ci siamo immaginati..
APRILE 2004: La forza dei totem.
La
dolcezza della primavera non impigrisce i nostri cari totem, anzi
sembra dargli ancora più forza e più efficacia. Un
applauso e un abbraccio a Brest e Napoli, due città di mare,
agli antipodi per posizione geografica, storia, cultura, abitudini.
Però accomunate dalla passione per il Passe-Livre e dall’adozione
del sistema dei totem. Diamo qualche dato. A Brest, come dovreste
sapere, a fine Marzo sono stati inaugurati tre totem in alcune biblioteche
della città. Bene, dopo soli 20 giorni gli iscritti al Passe-Livre
a Brest sono passati da 38 a 89 ! E a Napoli nei locali dell’Ospedale
del II Policlinico ci sono già 40 nuovi passatori. Questo
per dire quanto i totem aiutino la crescita del nostro piccolo “Circolo”.
Ma i totem da soli non bastano, se non hanno alle spalle la passione
e l’attenzione di chi li ha voluti. E allora: grazie Laure,
grazie Alfredo !
MAGGIO 2004: Il mese dei treni
In
Italia maggio è il “mese delle rose”. Per noi
maggio, a Parigi, è il mese dei treni. Da qualche mese ci
sono dei contatti con un importante possibile partner: la SNCF (in
Italia il corrispondente è TrenItalia). C’è
un dettaglio importante: è la SNCF che ci ha cercato. Dopo
lunghe e defatiganti esplorazioni con i responsabili, di cui taciamo
per discrezione i nomi, dei “Partenariati” scopriamo
varie cose. Sarebbe necessario avere un totem solido, in ferro magari,
che però costi meno di quello di cartone. Sarebbe utile coinvolgere
il personale della SNCF, ma non troppo perché altrimenti
avanzerebbe richieste economiche. Sarebbe bello utilizzare dei luoghi
SNCF per i totem, ma non le stazioni, perché c’è
troppa gente, e nemmeno le boutiques, perché di gente ce
n’è troppo poca. Sarebbe conveniente coinvolgere delle
città, ma non troppo piccole, se no i giornalisti non si
coinvolgono (decade così la candidatura di Albi, pur disponibile).
Andrebbero bene città più grandi (Parigi, Lione, Marsiglia..),
magari disponibili a investire risorse in denaro e in personale,
ma senza apparire troppo, altrimenti l’immagine di SNCF ne
viene fuori un po’ sfuocata. Sarebbe stato meglio che ci fossimo
buttati sotto a un treno, un bel TGV per esempio, invece che avviare
le trattative ! Lasciamo cadere, con l’eleganza che ci contraddistingue,
se abbiamo un’eleganza…
GIUGNO 2004: Un messaggio dall’Oltreoceano
Qualcuno
ha evocato nel Passe-Livre l’immagine della bottiglia nel
mare con un messaggio dentro. Incredibile: veramente ci arriva un
messaggio dal mare. Ma non attraverso una bottiglia, attraverso
la posta elettronica. Viene da Montreal, in Canada, più precisamente
dal Quebec e lo firma una gentile signora, dalla prosa allegra e
calorosa. Ci dice che nel Quebec vorrebbero adottare il Passe-Livre
e sarebbe opportuno meglio capire come si può sviluppare
una partnership. Reduci dall’esperienza con SNCF e spaventati
dall’Oceano che ci separa pensiamo subito di chiudere le comunicazioni.
La signora però ci è, istintivamente, troppo simpatica
e decidiamo di andare avanti..
LUGLIO 2004: Arrivano gli Albigesi
Dal
dipartimento del Tarn, con la città di Albi nelle funzioni
di portavoce, si avanzano progetti ambiziosi. Si prospetta l’insediamento
di vari totem ad Albi e nelle città circostanti. Si parte
da un’ipotesi di sei postazioni, poi si passa a dieci, infine
ci si stabilizza su un preventivo per quindici totem. Chi offre
di più ? In effetti Albi è stata una delle prime città
francesi, parliamo del lontano settembre 2003, a coinvolgersi nel
Passe-Livre, con una importante comunità di passatori. Alcuni
di essi saranno i protagonisti di un lungo servizio che passerà
a settembre su France3 nel programma “J’ai pas sommeil”.
Attendiamo più che curiosi di vedere il documentario.
AGOSTO 2004: Agosto, Passe-Livre non ti conosco…
Fra
SNCF, Quebec e Albi il Passe-Livre comincia a invadere il nostro
tempo. Cosa fare quando un impegno diventa troppo gravoso ? Andarsene
in vacanza e non pensarci per un po’. Scegliamo il bel mare
della Sardegna e andiamo a riposarci sulla costa in località
Bosa. Mangiamo pesce squisito e freschissimo, incontrando non pochi
turisti francesi. Nessuno di loro però, fortunatamente, esibisce
tracce di Passe-Livre. Ottimo ! Continuiamo a riposarci.
SETTEMBRE 2004: L’Italia. Perché no ?
Un’idea
perfida comincia a emergere. Il Passe-Livre, pensato in Italia,
ha avuto un qualche esito, non disprezzabile, nei paesi francofoni.
Perché non provarci nel nostro patrio suolo ? Anche perché
dalle città italiane che lo hanno sostenuto, o avrebbero
dovuto sostenerlo, non arrivano segnali particolarmente significativi.
Anzi in qualche luogo l’iniziativa si sta come deteriorando,
tradendo quasi le aspettative degli esordi. Decidiamo di provarci.
Però bisognerà inventarsi qualcosa in più rispetto
a come è oggi il Passe-Livre. Stiamo riflettendo…
OTTOBRE 2004: Un Passe-Livre radiofonico ?
Lo
sbarco in Italia comincia a concretizzarsi e forse abbiamo trovato
l’idea che può far progredire il Passe-Livre: allearci
con una radio. Parliamo del nostro progetto a CONTRORADIO, che è
una radio indipendente di Firenze, estesa in tutta la Toscana e
aderente a una rete di altre radio in Italia. Anche se noi siamo
una libreria e loro una radio abbiamo qualche punto in comune: operiamo
tutti e due da quasi trent’anni, viviamo nella stessa città,
abbiamo nel tempo, noi con i libri, loro con le trasmissioni, creato
ognuno una sua comunità. E forse ci siamo anche simpatici.
Comincia la trattativa. Siamo però d’accordo su un
punto: se nascerà qualcosa si chiamerà “LA REPUBBLICA
DEI LETTORI” e includerà dal Passe-Livre.
NOVEMBRE 2004: Il paradosso del Passe-Livre
Le
nostre intese italiane con CONTRORADIO progrediscono. Intanto si
fanno avanti anche altri interlocutori. Il tempo diventa sempre
meno, con tutte le cose che abbiamo da fare. Siamo costretti a una
decisone molto dolorosa: chiudere “Leggere per 2”. Viviamo
un lacerante paradosso: per far vivere e far progredire il Passe-Livre
dobbiamo far morire il luogo dove, in qualche modo, è nato
e che molti vedono come la sua naturale culla. Ci concediamo a Parigi
una festa lunga tredici giorni: dal 6 al 18 novembre a cui partecipano
un sacco di amici lettori. Molti sono sinceramente commossi e noi
con loro. Comunque sabato 20 novembre “Leggere per 2”
chiude definitivamente le sue porte e il primo totem del Passe-Livre
rientra in Italia. Arrivederci.
DICEMBRE 2004: Libri dalle funivie ?
Possiamo
pensarci di scambiarci libri dalle funivie ? Evidentemente si: è
quello che le simpatiche studentesse di Grenoble si immaginano,
impegnandosi nel fare diventare anche la loro città un luogo
del Passe-Livre. Comincia lo studio del problema, l’organizzazione
dell’installazione dei totem, la ricerca delle risorse finanziarie
necessarie. Mobilitiamo il nostro valente Mattia, che continua a
produrre disegni per noi, a pensare una bella immagine per questo
Passe-Livre “nevoso”. Intanto i progetti con CONTRORADIO
si fanno sempre più ambiziosi.
GENNAIO 2005: Incontriamo l’ARCI…
Ai
primi giorni dell’anno siamo contattati dalla presidentessa
dell’ARCI provinciale di Firenze. L’ARCI, per chi non
lo sapesse, è in Italia una grande struttura che federa le
più varie associazioni (culturali, sportive, musicali..)
a scopo non lucrativo. In Toscana l’associazionismo è
una realtà politica e culturale molto importante, con centinaia
di migliaia di iscritti, con molte sedi (dove si fa di tutto: si
discute, si balla, si proiettano film, ci si incontra, si sta al
bar, si fa solidarietà..) che si chiamano “circoli”
o “Case del Popolo”, anche nei paesi più piccoli,
e con decenni di storie alle spalle. La presidentessa è giovane,
simpatica e molto dinamica. Ha sentito parlare del Passe-Livre e
le piacerebbe capire come potrebbe diventare un’iniziativa
dell’ARCI. Cominciamo a parlarci.
FEBBRAIO 2005: Novità da Montreal
Vi
ricordate di una simpatica signora (o signorina ) canadese comparsa
nella nostra storia a giugno dell’anno scorso ? Bene, ritorna
nella nostra storia. Madame Fafard è la coordinatrice di
un consorzio di librai del Quebec coinvolti nelle manifestazioni
per Montreal, proclamata dall’UNESCO Capitale Mondiale del
Libro dall’aprile 2005 all’aprile 2006. Gli amici del
Quebec hanno deciso di assumere il Passe-Livre come attore co-protaganista
di questa festa dei libri e dei lettori. Ne siamo lusingati e ci
impegniamo a fare il possibile, pur con l’Oceano di mezzo,
perché tutto riesca per il meglio. Intanto in casa nostra,
qui in Italia, abbiamo informato il Comune di Firenze dei nostri
progetti. Ricordiamo sempre che questa avventura è partita
da Firenze e con l’aiuto di Firenze. Le nostre idee sembrano
bene accette e aspettiamo risposta.
MARZO 2005: Gli Albigesi ritornano
Evidentemente
è tempo di ritorni. Vi ricordate di Albi, di cui abbiamo
parlato nel caldo e lontano luglio del 2004, ? Alla fine, pur con
un minore di spiegamento di totem, l’operazione Passe-Livre
si farà. E si farà in un modo così allegro
goloso che già ci viene l’acquolina in bocca ! Il responsabile
della Mediateca ha fatto un accordo con un famoso pasticciere della
città e il lancio del Passe-Livre, si parla del mese di giugno,
avverrà nel segno dello scambio. I passatori portano un libro
al totem e il pasticciere offre in cambio una “delikatessen”
creata appositamente. Vi terremo informati dei dettagli. Intanto
a Firenze il nostro progetto di una “REPUBBLICA DEI LETTORI”
insieme a CONTRORADIO prende sempre più corpo. Per maggio
2005 dovremo aver fatto un nuovo sito e ci dovremo inventare una
nuova trasmissione radio. Intanto il Comune di Firenze ci manda
segnali di incoraggiamento.
APRILE 2005: Grenoble è in pista
Parte
il Passe-Livre grenoblese. I tre totem vengono inaugurati durante
la “Primavera del Libro” in città dall’8
al 10 aprile. Sono pieni libri raccolti, con un efficace lavoro,
dalla Associazione Mac Bet nei mesi precedenti. Bravi ! Veramente
a Grenoble il Passe-Livre parte con i migliori auspici. Non sappiamo
ancora se ci saranno dei libri liberati dall’alto, nelle funivie.
Si vedrà. Continuiamo a fantasticare sui nuovi progetti,
sempre con l’incoraggiamento del Comune di Firenze. Gli amici
del Quebec fanno comparire la parola Passe-Livre su www.montrealcapitaledulivre.com.
Intanto abbiamo fatto una figuraccia: nel Quebec non ci sono i castori.
Chi l’avrebbe mai detto !
MAGGIO 2005: Parte Montreal
A
fine mese Montreal dispiega tutte le sue forze per il lancio del
Passe-Livre: incontri con la stampa, mobilitazione delle librerie,
coinvolgimento di scrittori. L’accoglienza è subito
molto positiva e in poco tempo le iscrizioni nel Québec superano
le 700 unità. In poco più di un mese saranno liberati
oltre 300 libri. A Firenze intanto parte la “Repubblica dei
Lettori”. La prima trasmissione radiofonica va in onda venerdì
20 maggio e il sito www.larepubblicadeilettori.it
si apre ai click il giorno dopo. Arrivano subito le prime adesioni….
GIUGNO 2005: Riparte Albi
Albi,
una delle prime città ad aver seguito il Passe-Livre, si
lancia definitivamente nella mischia. Ai primi di giugno nella pasticceria
Belin si inaugura il primo totem albigese. L’Assessore alla
Cultura della città, Monsieur Dominique Billet, ne parla
ai microfoni della nostra trasmissione fiorentina. Il messaggio
dell’assessore è anche un invito a che passatori e
passatrici francesi si incontrino con lettrici e lettori toscani.
Questo è bello. Intanto a fine mese tra Albi e dintorni si
superano le 200 iscrizioni. I libri liberati sono più di
700. Potenza dei pasticcini !
LUGLIO 2005: Il Passe-Livre si consolida.
Le
città che hanno inaugurato nel 2005 postazioni del Passe-Livre
esibiscono tutte numeri favorevoli. A Grenoble più di 500
libri liberati, mentre le iscrizioni superano le 150 unità.
Ad Albi oltre 700 libri in circolazione e più di 150 adepti.
La parte del leone la fa però il Québec con più
di 1.000 libri in libertà. Intanto le lettrici e i lettori
canadesi che aderiscono al Passe-Livre sono già più
di mille. I media continuano a scrivere di noi e grazie a un articolo
di “Réponse à tout” il Passe-Livre viene
scoperto in Martinica.
AGOSTO 2005: Il Passe-Livre va in vacanza
Il Passe-Livre ad agosto, per lo meno per quanto riguarda i suoi
ideatori, se ne va in vacanza per meglio progettare il futuro. Prima
gli iodi del mare, poi la calma dei laghi e per finire i muschi
delle montagne stimolano nuove cose. Si faranno al rientro…
Proprio a fine mese compare su “La Rivisteria”, mensile
di culto in Italia per chi si occupa di libri, un lungo articolo
di tre pagine, che racconta le nostre storie. La cosa desta curiosità.
SETTEMBRE 2005: Il Passe-Livre torna in Italia
I
progetti vacanzieri di Agosto diventano prassi. Il famoso locale
fiorentino BZF riapre le sue porte con una nuova gestione. La libreria
“Leggere per” è coinvolta nel programma culturale.
Il Passe-Livre sarà il primo capitolo di questa nuova storia.
A ottobre, quando il nuovo BZF di Benedetta Vitali rinascerà
a nuova vita, i totem del Passe-Livre saranno subito in funzione.
Da Angers giunge l’eco della installazione di un secondo totem,
visto il successo che il famoso trio ha riscosso. Dal Canada giungono
notizie di un uso “politico” del Passe-Livre. Christine
Hernandez, candidata a sindaco nella cittadina di Outremont, con
un programma “cittadino e progressista” decide di farsi
propaganda con una iniziativa Passe-Livre. E libera in città,
con il porta a porta, 150 libri, attraverso il nostro sito. Auguri
per l’elezione.
OTTOBRE 2005: Si riparte da Firenze
In
Québec il Passe-Livre si diffonde sempre di più e
ogni giorni ci sono nuove iscrizioni di passeurs e passeuses e importanti
liberazioni di libri. A Firenze lavoriamo per il rilancio del Passe-Livre
italiano. L’occasione è la riapertura di un noto locale
di socialità e cultura del vecchio centro: BZF. L’inaugurazione
di BZF è contemporaneamente la scoperta per molte lettrici
e lettori fiorentini di come un’idea, nata nel 2002, si è
evoluta nell’esperienza francese e francofona. In un solo
giorno, il 12 ottobre, raccogliamo quasi 400 libri e 200 nuove adesioni.
Grazie a BZF.
NOVEMBRE 2005: Ancora nuovi luoghi
Nuovi
luoghi si affacciano sul palcoscenico del Passe-Livre. Dalla Val
de Marne ci arriva la richiesta di studiare un progetto per una
cospicua installazione di totem per i comuni della agglomerazione.
Si comincerà a lavorare alla cosa agli inizi dell’anno
prossimo. Più ravvicinata sarà invece l’adozione
del Passe-Livre da parte di San Casciano Val di Pesa. Per chi non
conoscesse questo delizioso paese del Chianti diciamo che è
un luogo ideale per i libri e per la socialità. I sancascianesi
sono una vera comunità e da sempre, con la variegata attività
della Biblioteca Comunale diretta da Cecilia Bordone, i libri fanno
parte della vita quotidiana. San Casciano Val di Pesa è a
due passi da Firenze e a due passi da San Casciano, al famoso “Albergaccio”,
Niccolò Machiavelli scrisse “Il Principe”. Si
poteva trovare luogo più degno per il Passe-Livre?
DICEMBRE 2005: Un albero e un brindisi per il Passe-Livre
Il
2005 del Passe-Livre si chiude con un albero e con un brindisi.
L’albero è quello in legno costruito per la Biblioteca
di San Casciano Val di Pesa che vieni riempito di libri donati dalle
passeusses e dai passeurs per prepararsi alla grande festa di lancio
del Passe-Livre nel paese. L’appuntamento festivo è
per sabato 21 gennaio dalle 18,00 in poi nella Sala Conferenze della
Biblioteca. Se passate da quelle parti, fermatevi con noi. Il brindisi
invece è quello che si fa in BZF, giovedì 29 dicembre,
per salutare vecchio e nuovo anno e lanciare l’Aperò
Passe-Livre di cui si sentirà parlare. Non vi invitiamo,
in questo caso, ad aggiungervi a noi, perché ci siamo già
bevuto tutto lo spumante. Buon 2006.
GENNAIO 2006: Passe-Livre e Tombola
Il
Passe-Livre debutta, come avevamo annunciato a fine dell’anno
scorso, nella bella cittadina di San Casciano Val di Pesa, a pochi
chilometri da Firenze e già immersa nel verde Chianti. Sabato
21 gennaio la serata di inaugurazione è stata un successo.
Quasi duecento persone presenti, più di cento libri liberati
e altrettante iscrizioni. Questo grazie al grande lavoro di preparazione
fatto dalle appasionate bibliotecarie e all’impegno dell’Assessore
alla Cultura, Veronica Cei, perché ci fosse tutto quello
che serviva. In Biblioteca si sono allegramente liberati libri,
si è bevuto e mangiato, si è giocato a una particolarissima
tombola, definita “Tombola Letteraria”, che abbiamo
inventato per l’occasione. Nel gioco ci ha aiutato Antonio
Petrocelli, attore in tanti film del buon cinema italiano. Abbiamo
avuto anche il piacere di avere come gradito ospite Monsieur Bernard
Claude Micaud, Console di Francia e Direttore dell’Istituto
Francese a Firenze. Intanto, a prescindere da San Casciano, ci sta
venendo un’idea malvagia. Quella di organizzare un Passe-Livre
per Silvio Berlusconi. Ma se ne parlerà a febbraio.
FEBBRAIO 2006: Passe-Livre e Berlusconi
Il
mese di febbraio vede in Italia il Passe-Livre mettersi al servizio
della politica. Leggere per oltre ad aver creato il sistema, ha
fondato insieme a Controradio, radio indipendente a Firenze, la
comunità di lettori la “Repubblica dei Lettori”.
Bene, la Repubblica dei Lettori lancia, proprio partendo da Firenze,
una grande sfida politica e libraria al Cavaliere Silvio Berlusconi.
Questa campagna elettorale durerà da fine febbraio fino a
domenica 9 Aprile, quando in Italia si andrà a votare per
rinnovare il Parlamento. Intanto, politica a parte, il Passe-Livre
gode di ottima salute. A marzo ci saranno le inaugurazioni di 4
nuovi luoghi fissi per il nostro “Cerchio Invisibile dei Lettori.
In Francia diventa una città del Passe-Livre Rosny-sous-bois.
A Firenze ci saranno installazioni fisse con totem e tutta l’attrezzatura
necessaria all’Istituto di Cultura Francese, al famoso e storico
Teatro della Pergola, a Stazione di Confine (uno dei luoghi associativi
più attivi della città). Intanto facciamo la nostra
propaganda politica.
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